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NEWSLETTER 1ER TRIMESTRE 2020

05/27/2020

NEWSLETTER 1ER TRIMESTRE 2020

UN REGARD SUR L'ACTUALITÉ ARTISTIQUE FÉVRIER - MARS 2020

A l’aube de cette nouvelle année, saluons d’abord deux figures de la scène artistique française : Pierre SOULAGES et Christian BOLTANSKI.


PIERRE SOULAGES :  Musée du Louvre jusqu’au 9 mars 2020.

Pour les cent ans, de l’artiste, le Louvre offre son prestigieux Salon Carré. S’y déploient huit décennies de création. D’emblée Pierre SOULAGES opte pour une abstraction radicale, travaillant la matière de ses œuvres (des œuvres qu’il nomme d’ailleurs « choses », insistant sur leur côté matériel, d’autant qu’use d’outils renvoyant à la peinture du bâtiment) : du brou de noix, du goudron à ses fameux « outrenoirs » des années 80.
Le noir est, selon lui, la première couleur et c’est ensuite, avec la lumière, que naissent toutes les couleurs. Et de poursuivre « au-delà du noir » : l’outrenoir, s’agissant là d’un échange mental, une émotion, une exploration propre à chaque spectateur, et non une illusion d’optique que serait le « noir lumière ».

 

CHRISTIAN BOLTANSKI – Faire son temps – Centre Pompidou jusqu’au 16 mars 2020

Plasticien, photographe, vidéaste, Christian Boltanski nous convie à une labyrinthique et onirique déambulation, conçue comme la métaphore d’un cycle de vie humaine. Mémoire, souvenirs enfouis, oubli, absence, se fondent alors en une mémoire collective, un récit d’humanité comme en témoignent notamment ses « Archives du cœur » : enregistrement des battements de cœurs des visiteurs de ses expositions, dans le monde entier.
Ambitieux projet donc que cette méditation traitée entre ombres et lumières « vacillantes », conjuguant tour à tour mélancolie, gravité et humour parfois.

 

Vous l’aurez sans doute remarqué : celles que l’on nomme « grandes expositions », refleurissent, chaque année, au printemps. C’est peut-être l’occasion, d’ici là, d’emprunter d’autres chemins.

 

Ainsi par exemple LE REVEUR DE LA FORET. Musée Zadkine, jusqu’au 23 février 2020.

« Les sculpteurs de ma génération, et moi-même, pouvons être considérés comme les continuateurs de l’antique tradition des tailleurs de pierre et - de bois qui, partis de la forêt, chantaient librement leurs rêves d’oiseaux fantastiques et de grands fûts d’arbres », déclarait le sculpteur Ossip Zadkine (1890 – 1967).
Aussi autour de l’hôte des lieux (au sein même de son ancienne maison – atelier : merveilleux privilège ! ) sont réunis des artistes qui partagent cette envoutante fascination : de Max Ernest à Joseph Beuys, Guiseppe Penone…

 

Pratiquant également la taille directe de la pierre et du bois, BARBARA HEPWORTH (1903-1975) est l’invitée du musée Rodin jusqu’au 22 mars.
Contraste saisissant et vivifiant que le travail et le propos de ces deux artistes, B. Hepworth et A. Rodin.
Figure majeure du renouveau de la sculpture anglaise au XXème siècle (avec notamment Henry Moore), Barbara Hepworth est, là encore, très inspirée par la nature dont les collines, les vagues, le vent, les menhirs de Cornouailles.
« Toute ma sculpture sort du paysage », dira-t-elle, « mais je cherche à en libérer la forme ».
Ainsi découvre-t-on des abstractions extrêmement sobres, dans la ligne de Brancusi, harmonieusement polies, se jouant de pleins et de vides, se révélant alors sources d’harmonie et de poésie.

 

Le charme du petit musée de Montmartre avec OTTO FREUNDLICH (1878-1943) du 28 févier au 6 septembre 2020.
Peintre et sculpteur d’origine allemande, Otto Freundlich découvre Paris (où il arrive en 1908 au Bateau-Lavoir) à Berlin toutes les avant-gardes de cette première partie du XXème siècle, s’en saisit, s’en nourrit mais l’assortit d’un idéal politique « constructiviste », d’une « conscience d’une universalité ».
Ainsi par exemple, dans « Hommage aux peuples de couleurs » (1935), cherche-t-il par la tension des éléments géométriques, la richesse chromatique, à transcrire ce puissant idéal, cette possible communion de l’humanité. Jugé artiste « dégénéré », la guerre détruira l’homme et son rêve.

 

C’est d’un pas plus léger que l’on se rend au musée des Arts décoratifs – MAD, pour MARCHE ET DEMARCHE, HISTOIRE DE LA CHAUSSURE, jusqu’au 22 mars 2020.
Du moyen-âge à nos jours, et dans e monde entier, nous est proposée une insolite, réjouissante promenade dans un cadre, une présentation que l’on sait toujours exceptionnelle en ces lieux.

 

Et pourquoi ne pas poursuivre avec CHRISTIAN LOUBOUTIN, l’ « Exhibition-niste ». Sorte de musée imaginaire (artistes, artisans), inspirant l’auteur des « souliers à semelle rouge » et présenté en ce magnifique écrin Art Déco qu’est le Palais de la Porte Dorée, du 26 février au 26 juillet 2020.

 

D’architecture précisément, il sera question à la Cité de l’architecture et du Patrimoine (Palais de Chaillot), qui, pour la 1ère fois en France, consacre une exposition à l’architecte OTTO WAGNER (1841-1918) jusqu’au 16 mars 2020. Acteur important du passage de l’Art Nouveau à la Modernité (sous l’impulsion notamment d’Adolf LOOS), Otto WAGNER tend à une architecture rationnelle aux matériaux modernes, déclarant : « une chose qui n’est pas fonctionnelle ne pourra jamais être belle ». On y découvre bien sûr dessins, maquettes mais également des « period rooms », soit des espaces reconstitués pour mieux immerger dans son univers.

 

Toujours au Palais de Chaillot, jusqu’au 16 mars 2020, se dévoile un exceptionnel prêt de la prestigieuse institution viennoise, l’ALBERTINA MUSEUM : une centaine de dessins d’architecture de la Renaissance à nos jours, aux auteurs tout aussi prestigieux, tels le Primatice, Giulio Romano, Bernin, Canaletto, Adolf Loos, Franck Llyod Wright, Zara Hadid.

 

Quittons Paris ; quelques propositions…

 

CORNEILLE, un Cobra dans le sillage de Gauguin, Musée des Beaux-Arts de Pont-Aven, du 1er février au 24 mai 2020

Une exposition dont le commissaire scientifique est Victor Vanoosten, venu à Troyes nous faire une conférence sur le mouvement Cobra, précisément.

 

A Lyon, ville de soyeux : Drapé, au musée des Beaux-Arts jusqu’au 8 mars 2020. Quand le tissu prend vie sous les doigts de Michel-Ange à Christo.

 

Lille : capitale mondiale du design en 2020 et sa riche métropole.
A la Piscine de Roubaix, outre les sculpteurs XIXème et XXème siècles, seront exposées des céramiques, contemporaines à fleur d’eau du grand bassin.

 

A Villeneuve d’Asq au musée LAM (art moderne contemporaine – contemporain – art brut), rétrospective consacrée à l’artiste sud-africain : WILLIAM KENTRIDGE célèbre ses captivantes créations à la croisée de l’animation et du dessin au fusain : fantastique !

 

Tant encore à découvrir, comme hors de France, le fascinant, hypnotique, EDWARD HOPPER à la Fondation Beyeler, Riehen-Bâle, du 26 janvier au 17 mai 2020.

 

Tous mes vœux vous accompagnent

Christine Leduc

 

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L’architecture du musée contemporain Voyage culturel à Bilbao