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NEWSLETTER 4ÈME TRIMESTRE 2021

17/11/2021

NEWSLETTER 4ÈME TRIMESTRE 2021

UN REGARD SUR L'ACTUALITÉ ARTISTIQUE DU 4ÈME TRIMESTRE 2021

Bien sûr, comment ne pas parler, reparler une fois encore, de l’exposition /


« LA COLLECTION MOROZOV. Icônes de l’Art Moderne » à la Fondation Vuitton, jusqu’au 22 février 2022.
Exposition qui devrait illuminer cette rentrée, les jours plus sombres espérons-le passés.
Imaginez, voyez, rêvez, dans la lumière de la Méditerranée de Bonnard, le Maroc de Matisse, les couleurs éclatantes de la Polynésie de Gauguin, le magistral décor de Maurice Denis pour le salon de musique d’Ivan Morozov (qui reprendra le flambeau de la collection à la mort de son frère Mikhaïl en 1902), 13 panneaux sur le thème de Psyché réunis et redisposés pour cette occasion. Et puis tous ces noms merveilleux, ces œuvres tout autant, de Monet, Renoir, Van Gogh, Rodin, Camille Claudel, Manet, Pissarro, Derain, Vlaminck, Cézanne (la grande passion d’Ivan Morozov), Picasso… sans oublier les peintres également « modernes » russes : Vroubel, Larionov, Gontcharova…

Bien sûr, l’exposition de la collection Morozov étincellera, mais d’autres étoiles brilleront aussi ce mois à venir, déjouant les jours déclinant.

Plus profondément dans l’âme russe, s’illustrera :

ILYA REPINE (1844-1930), Petit Palais à Paris, jusqu’au 23 janvier 2022.
Artiste majeur de la fin du XIXe, début XXe siècle en Russie, il sera le témoin attentif des bouleversements historiques de son pays à cette époque.
Sa peinture réaliste, à la touche vibrante, célèbrera le peuple russe dans de vastes et puissantes mises en scène (telle « Les Cosaques), comme dans de plus intimes compositions, révélant là ses expérimentations sur la lumière, les couleurs (influencé qu’il fût lors de ses séjours en France par les impressionnistes, par Manet…) ou encore dans ses portraits, tels ceux de ses contemporains : Tourgueniev, Tolstoï, Moussorgski…
L’originalité et la qualité de la programmation du Petit Palais se poursuit avec JEAN-MICHEL OTHONIEL, le théorème de Narcisse, jusqu’au 2 janvier 2022.
L’artiste y investit musée et jardin de briques en verre de couleurs, dont « Rivière Bleue », accueillant le visiteur, de verre miroité, d’inox poli, se jouant dans son univers fantastique, de troublants jeux de reflets… d’où le nom de l’exposition !

Autre univers troublant, et bien plus encore, celui de GEORGIA O’KEEFFE (1887-1986), Centre Pompidou, jusqu’au 6 décembre 2021.
Figure singulière, libre (tout en ayant été la muse et compagne du photographe-galeriste Alfred Stieglitz), déterminée, arpentant le sol américain d’est en ouest, elle développera un art tout aussi singulier entre abstraction et figuration : photographiques et macroscopiques cadrages de fleurs envoûtantes, sensuelles ; vues vertigineuses, graphiques de gratte-ciels new-yorkais, aux paysages brûlants, arides du Nouveau Mexique, là où elle s’établit dès 1946. Sur sa terre d’élection, elle déclinera alors des compositions dépouillées, oscillant entre réalisme et surréalisme, y mêlant minéral, végétal, animal… glanant en effet au cours de longues randonnées, pierres, os, crânes d’animaux.
« je sais que je ne peux pas peindre une fleur, je ne peux pas peindre le soleil sur le désert. Mais je peux peut-être, grâce à la couleur, vous faire part de mon expérience de la fleur, du désert, de ce qu’ils signifient pour moi à ce moment précis. »

Restons en Amérique avec l’œuvre photographique de VIVIAN MAIER (1926-2009), Musée du Luxembourg jusqu’au 16 janvier 2022.
Derrière la charmante image de la Nanny, gouvernante un temps pour enfants à New-York et Chicago, et de photographe amateur, se profile une femme seule, à problèmes psychiques, terminant sa vie dans la misère, ses meubles, photographies comprises, saisis pour loyers impayés. Le hasard, après sa mort, de leurs découvertes, révèle, au travers de milliers de clichés et négatifs non développés, un œil génial à cadrer, à saisir les ombres, les reflets, un geste, un regard saisis dans les rues de New-York ou Chicago, mais aussi un œil implacable malicieux parfois dans l’analyse de la société américaine d’après-guerre, ses mutations (soit d’environ 1950 à 1980), tant au niveau de questions politiques, sociales (monde du travail, ségrégation…), que de l’univers des théâtres, des cinémas, des musées aussi !

Où l’on retrouve ALFRED STIEGLITZ avec « Chefs d’œuvres photographiques du Moma, la collection Thomas Walther », Jeu de Paume – Paris, jusqu’au 13 février 2022.

En effet, Alfred Stieglitz (1864-1946), représenté à l’exposition, fût par ailleurs un important contributeur à la reconnaissance de la photographie en tant que forme d’art. Là nous est présenté un éblouissant florilège de toutes les avant-gardes européennes et américaines ; de Dada au Bauhaus, du surréalisme au constructivisme, à la Straight Photography (« Photographie pure », soit saisir son sujet de façon aussi réaliste, objective que possible : Berenice Abbott, Paul Strand…). Photographes connus, d’autres moins, forment cette fascinante histoire : l’avènement de la modernité en photographie.
Quelques noms : Raoul Haussmann, Brassaï, El Lissitzky, André Kertesz, Maurice Tabard, Paul Strand, Manuel Alvarez Bravo, Claude Cahun…

De la couleur… avec SIGNAC Collectionneur » musée d’Orsay jusqu’au 13 février.
Voilà une originale manière d’aborder ce thème au travers des choix de celui-là même « chantre de la couleur » : Paul Signac (1863-1935). Artiste, nous le savions, Collectionneur, nous le découvrons. Signac sera également très actif, parfois menant combats, sur la scène artistique en tant que fondateur (avec Georges Seurat), puis président du Salon des Indépendants. Que trouve-t-on sur ses murs ? (Collection aujourd’hui dispersée et qui a compté jusqu’à 250 œuvres) : des toiles de ses amis néo-impressionnistes (Georges Seurat, Maximilien Luce, Henri-Edmond Cross…), Renoir, Monet, Jonkind, des Nabis (Bonnard, Vuillard, Valloton…). Et aussi des Fauves (Kees Van Dongen, Matisse, Valtat…). Et au milieu de leurs couleurs « rugissantes », un magnifique fusain d’Odilon Redon !

Haussons le ton, la forme, SOUTINE / DE KOONING, la peinture incarnée, musée de l’Orangerie, jusqu’au 10 janvier 2022.
Un face à face comme une évidence, une résonnance entre deux artistes « expressionnistes », l’un figuratif, l’autre abstrait : Chaïm Soutine (1893-1943) et Willem de Kooning (1904-1997). D’ailleurs ce dernier ne dira-t-il pas, ayant découvert Soutine dès les années 50 suite à une rétrospective au MOMA de New-York : « j’ai toujours été fou de Soutine ». S’établit alors ici, plus encore qu’un face à face, un corps à corps, dont les corps, les chairs (d’où le titre de l’exposition) de la célèbre série « Women » de Willem de Kooning. Palette violente, contrastée, stridente, matière projetée, empâtée, parfois fine – translucide, gestuelle vigoureuse, fiévreuse, lignes déformées, disloquées... Alors, qui de Chaïm Soutine ? qui de Willem de Kooning ? a vous ce réjouissant arbitrage !

Plus de calme, plus d’intériorité à présent : JAWLENSKY (1864-1941) : la Promesse du Visage, la Piscine – Roubaix (20 ans déjà…) du 6 novembre 2021 au 6 février 2022.
Artiste expressionniste ? fauve ? proche de Kandinsky et de l‘abstraction ? Alexeï Von Jawlensky fut tout cela, et Alexeï Von Jawlensky fut unique, privilégiant, explorant, recomposant inlassablement ce thème du visage (également présents à l’exposition des natures mortes, des paysages). Puisant aussi à la source du masque africain, asiatique, à la tradition russe (son pays d’origine) de l’art de l’icône, Jawlensky va, au fil du temps, cheminer vers plus de simplification, de stylisation voire de géométrisation proche alors de l’abstraction. Les vifs aplats colorés se déclinent jusqu’à devenir plus légers, subtils, délicats. « Promesse de visage » donc, Promesse, au-delà de toutes individualité, d’une vive et lumineuse intériorité quasi mystique. Dans ce parcours, sont également présentés des toiles d’artistes auxquels Jawlensky fût très liés, tels Kandinsky bien sûr, Klee, Van Dongen, Matisse, Rouault…

« Ensemble, c’est tout », « sur la trame d’un amour » : les titres abondent pour présenter l’exposition ANNI ET JOSEF ALBERS, l’art et la vie, Musée d’art moderne de Paris, jusqu’au 9 janvier 2022.
Peut-être retient-on surtout, de Josef et de sa mythique série « Hommage to the square » : série de carrés superposés, apothéose de ses recherches sur l’interaction des couleurs. Mais Anni (1899-1994) et Josef (1888-1976) étaient animés d’une même vision, d’une même conviction sur l’indispensable rôle de l’art au développement de l’être et de la société. C’est au sein du Bauhaus, en tant qu’élèves puis enseignants qu’ils poursuivent leurs travaux ; Josef sur la théorie des matériaux d’abord, conjointement à de la peinture abstraite géométrique (dont sur verre) et Anni parallèlement à ces recherches, en version textile. Ainsi donc à chacun sa voie, mais tous deux adeptes du précepte de l’historien d’art Wilhelm Worringer pour qui « la ligne géométrique procure du bonheur à l’homme troublé par l’obscurité et l’enchevêtrement des phénomènes ». Ces idéaux, cette énergie seront fauchés par la montée du nazisme qui contraint, en 1933, le couple à quitter l’Allemagne pour les Etats-Unis. Plus largement, en Amérique, ils découvriront de nouvelles sources d’inspiration : arts populaires, arts précolombiens au Pérou, Mexique… Ces motifs viendront nourrir les fameux « Hommages au carré » de Joseph, tout comme les œuvres textiles d’Anni, mais aussi gravures, sérigraphies qu’elle expérimente ensuite.
Ainsi sont donc présentés à l’exposition toiles, dessins, gravures, tissages mais aussi meubles, bijoux : vibrant écho à ce couple « Anni et Josef, l’art et la vie ».

Mais que serait une Newsletter sans la main de PABLO PICASSO ?? (Présent déjà toutefois dans la collection Morozov !)

« PICASSO, l’étranger », musée national de l’immigration, jusqu’au 13 février 2022.
Le parcours, essentiellement graphique, se lit comme une enquête sur la tardive reconnaissance de l’artiste en France.

« LES LOUVRE DE PICASSO », musée du Louvre-Lens, jusqu’au 31 janvier 2022.
Eclairant les liens de Picasso aux Maîtres du passé en général et au musée du Louvre tout particulièrement.

J’aimerais terminer par ce bel hommage présenté à l’Institut du monde arabe, jusqu’au 2 janvier 2022, « LUMIERES DU LIBAN, art moderne et contemporain de 1950 à aujourd’hui ».
55 artistes libanais sélectionnés y célèbrent, malgré les malheurs qui frappent leur pays entre guerres civiles et explosion du port de Beyrouth, la toujours vitalité créatrice libanaise.

De la Russie au Liban, des Etats-Unis à la France, à l’Europe, que de nombreuses étoiles brillent en cette fin d’année !

Christine Leduc