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NEWSLETTER DU 2ÈME TRIMESTRE 2023

23/04/2023

NEWSLETTER DU 2ÈME TRIMESTRE 2023

UN REGARD SUR L'ACTUALITE ARTISTIQUE DU 2ÈME TRIMESTRE 2023

Ouvrons ces pages avec une invitation, promesse de beaux jours.

Le Domaine de Chaumont sur Loire nous convie à la nouvelle « SAISONS D’ART » (jusque au 29 octobre) en son château Renaissance, ses vastes parc et jardins, bel écrin à une déambulation, un voyage entre imaginaire et poésie.

Puis plongeons-nous au cœur de la scène artistique parisienne où deux « face à face » retiennent d’abord notre attention. En fait, c’est un véritable « corps à corps » qui est proposé à la Fondation Vuitton : BASQUIAT  ET WARHOL – à quatre mains », jusqu’au 28 aout. Et pourtant, dans les années 80, leur rencontre semble bien improbable. Andy WARHOL (1928-1987, maitre incontesté du pop’art a bâti son succès en exploitant, non sans dérision, les emblèmes de la société consumériste américaine. Jean-Michel BASQUIAT (1960-1988), encore peu connu mais tout de rage de vivre, revendiquant un statut d’homme de couleur, dénonçant, pour sa part, ces mêmes emblèmes consuméristes, usant d’un style graphique percutant. Ironie, c’est un marchand d’art qui les réunira, initiant une collaboration féconde, « électrique voire explosive », « entre jeu et joute » dira Suzanne Pagé. Des années 1983 à 1985 naitront quelque 160 toiles « à quatre mains » (une centaine à l’exposition), de très grand format pour la plupart, où Jean-Michel BASQUIAT, manifestement entraine son ainé, comme « revivifié « , vers des rives plus engagées socialement, politiquement. Mais suite à l’exposition de leurs œuvres, la critique se montrera extrêmement sévère, n'y voyant là qu’un faire-valoir pour Andy WARHOL, brisant à jamais cet élan.

Restons toutefois dans l’univers inspirant de Jean-Michel BASQUIAT avec « BASQUIAT SOUNDTRACKS) » (Basquiat Bandes sonores), à la Philharmonie de Paris jusqu’au 30 juillet. Jazz, blues, reggae (mère d’origine portoricaine, père d’origine haïtienne), hip-hop naissant, mais aussi opéra, classique (dont Beethoven) : sublime fracas ! l’exposition révèle ainsi, tour à tour, et avec talent ces riches sources au processus créatif de Jean-Michel BASQUIAT (des toiles y sont conjointement présentées) ; processus, vous l’aurez compris, puissant, vibrant, vivant… et fulgurant ! (il décèdera en effet à 28 ans d’une overdose)

C’est un face à face plus feutré, nuancé, qui se tient au musée d’Orsay MANET (1832-1883) - DEGAS (1834-1917), jusqu’au 23 juillet. Au travers de ces deux essentielles figures, l’exposition dévoile, de fait, ce que la modernité en ces années 1860-1880, eût d’hétérogène voire de conflictuel, entre rupture et continuité, audace, et citation, tel qu’en témoigne Edouard MANET et le « Déjeuner sur l’herbe » de 1863. C’est un dialogue, et une lecture donc, subtiles, qui s’engagent au fil de cette exposition entre ces deux acteurs de la modernité. Une quinzaine de toiles prêtées par le Métropolitain Museum of Art de New-York, ainsi que par d’autres musées américains, européens et collectionneurs privés ont permis d’enrichir la collection du musée d’Orsay. De salles en salles, notre regard peut alors s’aiguiser, décelant ici et là affinités, dissemblances, emprunts. Manet, pour exemple, brossant « Femme dans un tub», un des thèmes de prédilection de Degas. Ou dans cette scène très « moderne » d’un café : « La Prune » de Manet, dans un ravissant camaïeu de tons blanc-rose-prune, arbore une jolie moue rêveuse alors que dans « L’Absinthe » de Degas, la composition légèrement déséquilibrée, les tons sombres présentent une jeune femme semblant accablée, Degas ayant toujours été très attentif, sensible au dur labeur féminin (« Repasseuses »…). Manet – Degas, une relation complexe donc entre émulation et rivalité.
« Degas aura du succès demain » écrivit Manet. « il était plus grand que nous le croyions » déclara Degas à la mort de Manet, emporté à 51 ans.

Degas toujours, mais en autres compagnies et avec ce médium d’exception : « PASTELS – DE MILLET à REDON », Musée d’Orsay, jusqu’au 2 juillet. Leur fragilité les tient souvent en réserve, aussi sachons apprécier cette sélection d’œuvres (une centaine sur les 500 de la collection d’Orsay) reflétant, après un brillant XVIIIe siècle, un regain d’intérêt pour ce médium dans la seconde moitié du XIXe siècle : Boudin, avec ses « études de nuages » puis Millet, Manet, Mary Cassat, Levy-Dhurmer, Redon et se étranges chimères, Degas bien sûr dont ses vaporeuses danseuses à l’opéra, contrastant avec ce sombre « Départ pour la pêche » de Mondrian : éclectique merveilleux florilège.

DEGAS, encore mais seul cette fois : « DEGAS EN NOIR ET BLANC », Bibliothèque nationale de France, du 31 mai au 3 septembre. Cette originale exposition propose une approche inédite de l’œuvre d’Edgar Degas, signalant bien sa place singulière parmi les artistes impressionnistes. S’y montre son intérêt pour des supports et techniques variés, au-delà de la peinture et du dessin : une passion pour l’estampe avec ces thèmes de la vie « moderne » (opéra, cafés concerts, intérieurs bourgeois…) ou femmes à la toilette, maisons closes… Plus tard la photographie qui lui permettra d’autres expérimentations dont d’audacieux cadrages, repris dans certains de ses tableaux : plongée, contre-plongée, hors champ.

Nous ne quittons pas tout à fait cette époque et la photographie avec, illustrée à nombreuses reprises par Gaspard-Félix Nadar, SARAH BERNHARD, et la femme créa la star ». PETIT PALAIS, jusqu’au 27 aout. Il y a 100 ans, s’éteignait ce « monstre sacré », terme inventé pour elle par Jean Cocteau, « Divine » « à la Voix d’or » pour Victor Hugo se jetant à se pieds ou « Sarah Barnum » pour se frasques réputées dont elle avait fait un art et une puissante publicité. Mais au-delà de cet imaginaire collectif, l’exposition tend à montrer les facettes, les univers de cette femme magnétique tant au théâtre (L’Aiglon d’Edmond Rostand, La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas, Phèdre de Racine, Ruy Blas de Victor Hugo et tant d’autres joués dans le monde entier), qu’en ces cercles amicaux (- amoureux), littéraire, artistique, elle-même artiste de talent. 400 objets et œuvres d’art sont alors mis en scène en ce lieu tout à sa mesure : photographies de Nadar, affiches de Mucha, magnifiques portraits de Jules Bastien-Lepage, de Georges Clairin peut-être plus encore, longue ligne vaporeuse, costumes de scènes (Cléopâtre, Théodora…) enregistrements de cette « Voix d’Or » (déclamation certes étranges de nos jours), évocation de son salon-atelier où l’on découvre ses œuvres, des sculptures principalement dont un saisissant « autoportrait en chimère ». 

Mais autre qu’une chimère, c’est une présence qui se glisse et parcourt avec nous, le Petit-Palais. Oh combien plus discrète, son nom vous est peut-être d’ailleurs inconnu ? (peut-être moins celui de son mari Hans Hartung ?) ANNA-EVA BERGMAN (1899-1987) Voyage vers l’inconnu. Musée d’Art moderne de Paris, jusqu’au 16 juillet.
Mais avant que d’atteindre une forme de plénitude picturale, le voyage fût long, souvent difficile, mouvementé au travers l’Europe, de sa Norvège natale à la France, à Antibes enfin, tant d’ailleurs au niveau de sa vie personnelle, qu’artistique. Le XXe siècle lui fera découvrir des repères, des amis, un mari aussi (épousé 2 fois à 28 années d’intervalle !) : Klimt, Munch, André Lhote à Paris en 1929, Kandinsky, Mondrian, puis après-guerre Soulages, H. Vieira Da Silva. Hans Hartung bien sûr : c’est alors cette peinture abstraite de la « Nouvelle école de Paris », d’après-guerre. Si un temps pour vivre elle réalise des dessins d’illustration pour des journaux, elle est fascinée par les lignes, la lumière dans la nature. C’est un ami, architecte, restaurateur de cathédrales, qui lui parle équilibre idéal, nombre d’or, géométrie ainsi que de la technique de la feuille d’or, dans les retables médiévaux. Elle a 40 ans, le véritable voyage peut alors commencer. « il nous faut quitter notre vieux monde pour entrer dans le nouveau. C’est un saut périlleux. L’art abstrait » notera-t-elle alors. De ses voyages dans les fjords norvégiens aux paysages méditerranéens, pierres, d’eau, d’astres, elle ne retiendra désormais plus que les lignes évidentes, cohérentes ; 
La feuille métallique d’or, d’argent, de cuivre, d’aluminium, lui permettant de matérialiser la lumière telle une couche picturale. C’est « une peinture vivante, lumineuse, contenant sa vie intérieure » s’exclame-t-elle. Une vie qu’elle poursuivra et achèvera avec Hans Hartung dans une maison-atelier à Antibes, véritable utopie architecturale d’espace et de lumière en osmose avec la nature environnante. Aujourd’hui fondation garante de leurs œuvres et ouverte au public de mai à septembre.

Puisque nous sommes dans ce sud de la France, signalons la réouverture du Musée d’art contemporain de Marseille, avec, outre des expositions temporaires (actuellement l’artiste italienne PAOLA PIVI), un redéploiement de sa collection permanente, haut lieu de Nouveau Réalisme (Niki de Saint Phalle, Yves Klein, César, le marseillais) et Annette Messager, Jean-Michel Basquiat…)

Un peu plus loin sur l’ile de Porquerolles, la Fondation Carmignac nous invite à l’exposition « L’ile intérieure » du 29 avril au 5 novembre. Et vous ne serez donc pas surpris d’y retrouver Anna-Eva Bergman en belle compagnie pour d’autres « lumineuses vies ».

Retournons à Paris, un lieu envoûtant, différemment, le Musée de la Vie Romantique, niché au cœur de Pigalle, et ouvrant pour la première fois ses portes à l’art contemporain. Le maître des lieux et peintre romantique, Ary Scheffer y reçoit jusqu’au 10 septembre FRANCOISE PETROVITCH, Aimer – Rompre. Ces deux verbes illustrent bien l’esprit romantique du XIXe siècle, comme témoigne pour exemple un portrait
« revisité » par Françoise PETROVITCH, de George Sand, grande amoureuse s’il en fut ; portrait placé au côté de celui d’Auguste Charpentier en 1837-1839. L’artiste y présente un univers sensible, aux grands aplats de couleurs, séduisantes, acidulées et qui reflète avec une délicatesse teintée de mystère, de mélancolie tout Entre-Deux : celui du sentiment amoureux, de l’enfance – adolescence, du rêve réalité. Et voici le commentaire d’un critique d’art à propos de cette exposition : un univers intrigant à découvrir seul, à deux ou mieux, accompagné de ses ados… » A tenter donc !

Quelques pas nous séparent du Musée de Montmartre avec « SURREALISME AU FEMININ ? » jusqu’au 10 septembre. Bien sûr il y eût Marx Ernest (exposé cet été à l’Hôtel de Caumont, Aix en Provence), Man Ray, Masson, Tanguy… qui explorèrent ces lieux libérés de la raison, de la conscience. Le Musée de Montmartre a quant à lui, l’ambition de présenter d’autres explorateurs, des femmes moins assujetties à la « doxa », la ligne édictée par André Breton, plus libres peut-être… mais à quel prix souvent ! Nous y croiserons là, connues et moins connues, Dora Maar, Lee Miller (on le sait désormais à l’origine du principe photographique de solarisation, cher à Man Ray), Meret Openheim, Leonora Carrington (merveilleux univers de celle qui fût un temps l’épouse de Max Ernest) et Jane Graverol, et Franciska Clausen et tant d’autres en ce si accueillant « Petit Musée ».

Et partout sur vos routes :

A Metz (Centre Pompidou) jusqu’au 11 septembre, « SUZANNE VALADON, un monde à soi ». 

A Villeneuve d’Ascq (LAM jusqu’au 2 juillet) ISAMU NOGUCHI ; au-delà de ses célèbres et délicates lampes en papier, un artiste absolu entre sculpture, architecture, scénographies (avec Martha Graham).

A Nantes HYPER SENSIBLE, jusqu’au 3 septembre, sculpture hyperréaliste (sans oublier les collections permanentes de ce lieu magnifique… 6 ans de travaux de rénovation !)

A Arles, à Montpellier, à Rodez (Musée Soulages, son architecture, les œuvres de son hôte)

Mais tout d’abord, avec vos proches, vos amis, vos familles

Très bon été

Bien à vous

Christine Leduc

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