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Les conférences ont lieu actuellement à la maison des associations et/ou à la maire de Troyes - L'entrée est libre et gratuite et la sécurité de tous est assurée dans le respect des directives gouvernementales et municipales sur le covid-19.

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Translation - 6ème version - collections du musée d'Art moderne de Troyes...

27/07/2022

Translation - 6ème version - collections du musée d'Art moderne de Troyes...

Durant sa rénovation, le musée d'Art moderne effectue une translation de ses collections au gré des saisons, au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie.
Trois natures mortes au bouquet de Derain, Dunoyer de Segonzac et Dufresne, grands amis des donateurs Pierre et Denise Lévy, accueillent le visiteur.
Les chefs d'oeuvres fauve de Braque, Friesz, Derain et Vlaminck s'exposent aux côtés d'une sélection d'oeuvres cubistes de Gris, La Fresnaye, Metzinger...
Cette 6ème version est l'occasion de découvrir les oeuvres par le prisme de thématiques telles que le portrait ou encore l'animal.
Tantôt sauvage, tantôt fidèle ami de l'homme, il fait l'objet de multiples représentations que ce soit en peinture, en sculpture ou en céramique.
Sont ainsi mises en dialogue des oeuvres d'artistes des XIXème et XXème siècles tels que Degas, Mare, Bouche...
Les arts décoratifs, y trouvent une place centrale avec des verreries de Marinot et un choix renouvelé de céramiques au thème animalier de Lebasque, Lepeltier, Metthey...
L'art des années 1950-60 avec des oeuvres traduisant le jeu des artistes entre figuration et abstraction, complète ce parcours et s'articule autour d'une des dernières donations majeures du musée : "Les Bords de la Tamise (ou La Plaine)" 1954 de l'artiste Maria Helena Vieira Da Silva.


À la redécouverte de deux œuvres atypiques d’Edouard Vuillard

27/07/2022

À la redécouverte de deux œuvres atypiques d’Edouard Vuillard

Conférences avec projections et rencontres...
En raison des travaux de rénovation de l'auditorium du musée d'Art moderne, les conférences auront lieu dans la Grande salle de réunion de la Maison des Associations, 63 avenue Pasteur à Troyes avec respect des directives gouvernementales et municipales sur le Covid 19.
Les conférences sont organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne.
Entrée libre et gratuite.

Membre du groupe des Nabis, Edouard Vuillard est avant tout connu pour ses intérieurs bourgeois et scènes intimistes.
Deux peintures conservées dans la collection de Pierre et Denise Lévy, L’Usine de guerre, effet de soir et L’Usine de guerre,
effet de jour, datant de 1917, permettent d’éclairer un pan méconnu de son œuvre.
À la demande de Thadée Natanson, Vuillard représente une usine d’armement près de Lyon, témoignage du travail des femmes pendant la guerre.
En vue de la réouverture du musée, une restauration d’envergure de ces deux peintures a été réalisée au Centre de restauration des musées de France.

Atelier découverte en familles, pour les jeunes de 5 à 11 ans

27/07/2022

Atelier découverte en familles, pour les jeunes de 5 à 11 ans

Viens découvrir les gallinacées du musée, coq et poules naturalisés, peints, en céramique ainsi que l’usage des œufs dans la peinture de notre histoire.
Apporte tes crayons de couleurs et de quoi prendre des photographies
Au musée Saint Loup
Sur réservation au 06 81 46 27 06

Assemblée Générale 2022

26/07/2022

Assemblée Générale 2022

Attente...

Nous pouvions imaginer la réouverture du musée fin juin ou début août,...
Marc Sebeyran s'y était "presque" engagé lors de l'Assemblée générale, d'ailleurs les travaux devaient se terminer en début d'année 2022.
Après 4 ans de fermeture, nous avions hâte de découvrir une déambulation au milieu d'une muséographie inattendue... et puis fin janvier, en apprenant dans la presse que l'exposition Translation au musée Saint Loup était reportée à fin août, nous avons compris que nous devions être encore très patients... retards d'approvisionnements, travaux non prévus, date d'ouverture inconnue...
Alors nous avons abandonné temporairement nos projets pour fêter avec vous ce nouveau musée, et nous avons repris nos activités pour attirer toujours un plus large public : la pandémie s'éloignant, retrouvons-nous lors des conférences, des voyages, et de toutes les animations que vous allez découvrir dans notre programme.
On compte sur vous !

Christine Peiffer, présidente de l'association des Amis du musée d'Art moderne de Troyes.

Exposition des créations d'Entrons au musée

25/07/2022

Exposition des créations d'Entrons au musée

Exposition de travaux réalisés lors d’ateliers créatifs proposés par l’association des Amis du musée d’Art moderne aux structures
accueillant des séniors du département de l’Aube durant près de 2 ans ainsi que des travaux d’enfants participant ou non
aux rendez -vous de « Entrons au musée » pendant les vacances scolaires qui viennent accompagnés de leur famille.
Nous avons souhaité sensibiliser les personnes de 6 à 99 ans au monde de l’art, faire découvrir les collections et stimuler une création artistique

NEWSLETTER DU 3ÈME TRIMESTRE 2022

21/06/2022

NEWSLETTER DU 3ÈME TRIMESTRE 2022

Avant de s’évader, flâner, regarder ou simplement rêver, je me permets ces quelques mots pour l’Ukraine, pour ses hommes, ses femmes, ses enfants, sa terre, sa culture, tous menacés. « La culture, c’est la mémoire d’un peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de pensée et de vivre » Milan Kundera, né en Tchécoslovaquie d’alors, en 1929.
Aussi, c’est sans légèreté (M. Kundera toujours !) sans désinvolture qu’au bleu et jaune d’Ukraine, j’ajouterai bien d’autres couleurs illuminant nos fugues estivales. 
Et précisément :

 

« La couleur en fugue » Fondation Louis Vuitton jusqu’au 29 aout.
C’est ainsi que du sol, aux murs, aux plafonds, sous les doigts de cinq artistes internationaux, la couleur sort du cadre pour envahir avec audace, facétie, l’espace (partie d’espace !) de l’iconique bâtiment de Franck Gehry, habituellement immaculé.
Quelques pas nous mènerons de cette immersion joyeuse à l’éblouissement d’un tout autre ordre avec : Simon HANTAÏ (1922 – 2008) l’exposition du centenaire Fondation Vuitton jusqu’au 29 aout.
D’origine hongroise, en exil à Paris dès 1948, Simon Hantaï se rapprochera un court temps des surréalistes puis se découvrira pour maîtres Cézanne, Matisse (« me servir de la couleur comme moyen d’expression de mon émotion, plutôt que pour l’imitation de la nature » Matisse), et Jackson Pollock avec ses fameux « drippings ».
Il s’adonnera alors à une peinture plus gestuelle, adoptant dès 1960 « le pliage comme méthode ». Méthode qui participe de « l’effacement, le dénuement de l’être, de l’artiste » pour, disait-il encore, « rechercher le rien où commencent les choses ». C’est là une quête qui s’incrit dans une démarche spirituelle assumée, assortie d’un mode de vie monacal.
Et ce « rien » se fait lumière de rouge, de bleu, de vert, de jaune, tout étoilé de blanc par les plis, précisément, laissés en réserve : toiles pliées mais aussi plissées, nouées, ramassées… plongeant le spectateur dans la plénitude de ces éblouissements colorés.

 

De l’éblouissement à l’ivresse… toute raison gardée ! RAOUL DUFY, « l’ivresse de la couleur », Hôtel de Caumont. Aix en Provence, jusqu’au 18 septembre.
Ne pourra -t-on jamais se lasser de son trait si libre, sa palette si vive, ses échappées d’azur qui, de la fenêtre ouverte de son atelier nous portent de Normandie en Provence en Méditerranée ? Également à l’exposition, des illustrations réalisées pour romans et poèmes (Bestiaire de Guillaume Apollinaire, les Nourritures Terrestres d’André Gide…) permettent, une fois encore, d’apprécier son talent de coloriste comme la délicatesse de son trait.
Toujours à l’hôtel de Caumont, « La Fée Electricité », vaste fresque réalisée par RAOUL DUFY (aidé par son frère Jean) pour l’exposition internationale de 1937, renait ici grâce à la magie du numérique. (NB : elle est en permanence exposée au Musée d’Art Moderne de Paris… et intransportable ! 600 m² de surface et de surcroit fragile).

 

Restons en Provence, à Arles, avec l’artiste coréen LEE UFAN et sa fondation à l’hôtel de Vernon aménagée avec la complicité du très fameux architecte Tadao Ando. Artiste très minimaliste, travaillant matériaux naturels (pierre, bois…), comme industriels, Lee Ufan déclare : « la caractéristique de mon art, ce n’est pas d’imposer un point de vue, mais de proposer une rencontre. L’art contemporain s’est construit autour d’un artiste tout puissant. Mon travail entend prendre du recul, s’éloigner de l’égo, des discours. Posez-vous en face de mes œuvres avec votre cœur, vos sentiments ». La visite peut se poursuivre aux Alyscamps avec « Requiem » : 13 œuvres résonnant avec l’histoire romaine de la ville.

 

Et bien sûr à Arles, à (re)découvrir : La Fondation LUMA, avec sa riche et éclectique programmation mêlant peintures, sculptures, vidéos, sons, comme en témoigne précisément l’artiste américain Arthur JAFA. Magistral… selon les critiques !

 

Un fort souffle catalan nous ramène à Paris pour « GAUDI » (1852 – 1926) au Musée D’Orsay jusqu’au 17 juillet. A noter la sobriété de l’intitulé au regard de tant d’autres saluant l’artiste, tels : La Folie Gaudi, Le Génie Gaudi, Gaudi le Visionnaire. L’exposition tend en effet à dévoiler, au-delà du caractère « fantastique » du Parc Güell, démiurge de la Sagra Familia (La Sainte Famille), toute l’érudition, la curiosité, la folle inventivité de cet architecte, héros du « modernisme catalan » ; ainsi y est-il nommé le courant Art Nouveau qui alors traverse l’Europe. Dessins, maquettes, mobilier, révèlent à Orsay, l’intégralité et l’exigence, l’originalité de ses projets comme par exemple à la Casa Battlô ou au Palais Güell. Dans la pierre, le feu, le bois, le verre, la céramique, il conjugue « hors tout cadre » style gothique, style mudéjar, rationalisme et naturalisme. Un total engagement ! c’est ainsi qu’à la fin de sa vie, il se retire dans la crypte de la Sagrada Familia, basilique néogothique, travaillant jour et nuit à son œuvre inachevée… inachevable sans aucun doute !

 

La ligne fluide, épurée, sensuelle des sculptures d’Aristide MAILLOL (1861-1944) pourra alors se révéler un bien intéressant contrepoint. « La Quête de l’harmonie », Musée d’Orsay jusqu’au 17 juillet.

 

Après le souffle chaud catalan, rafraichissons-nous avec 2 artistes finlandais Albert EDELFELT (1854-1905) au Petit Palais, jusqu’au 10 juillet, et Akseli GALLEN KALLELA (1865-1931) au Musée Jacquemart-André jusqu’au 25 juillet. 2 expositions qui résonnent étrangement avec l’actualité car leurs œuvres s’inscrivent à une époque où leur pays, sous domination de l’Empire Russe, tend à s’émanciper ; avant d’acquérir son indépendance à la faveur de la révolution bolchévique de 1917. Ces deux artistes accompagneront ce mouvement nationaliste, célébrant l’identité de leur pays tant dans sa nature, sa splendide lumière, sa vie simple et rude, ses mythes tout en se nourrissant de culture européenne, telles les œuvres de Gauguin (1848-1903) ou Munch, norvégien (1863-1944), leurs contemporains. Alors qu’Albert EDELFERT mènera parallèlement à cette veine naturaliste, une carrière de portraitiste mondain (portrait du Tsar Nicolas II, de Louis Pasteur…) Akseli GALLEN KALLELA apparaitra plus radical : une vie ascétique au cœur de la forêt, profonde, une veine plus symboliste, voire mystique, avec de purs paysages, écrins parfois à de mythiques créatures finlandaises.
Et le Petit Palais de nous entrainer, par ailleurs, dans un vibrant tourbillon avec l’exposition « BOLDINI (1842-1931), Les plaisirs et les jours », jusqu’au 24 juillet. A contre-courant des avant-gardes de l’époque, Giovanni BOLDONI ressuscite là, le Paris de la Belle Epoque. Un Paris mondain, de comtesses, baronnes, riches héritières… un Paris brillant, scintillant, de strass, de soies, de velours plissés, froissés, dévoilant, audace, une jambe, une épaule, un cou profond ! N’était-il pas surnommé « Le Déshabilleur ». Face à ces audacieuses poses, Robert de Montesquiou, homme de lettres, poète, critique d’art et dandy à l’extrême raffinement (des gants crèmes, au col cassé blanc, lavallière noire…) semble dans son portrait poser un regard quelque peu hautain, arrogant, insolent peut-être.

 

Passons au jardin, avec la réouverture du Musée – Jardin ALBERT KHAN, à Boulogne Billancourt. Banquier, grand voyageur, philanthrope, Albert Khan (1860-1940) eut le désir fou de « recenser » le monde pour mieux le comprendre, s’en émerveiller et au-delà encourager la paix : idéal humaniste fauché par sa ruine lors du krach de 1929. Aujourd’hui, après 7 ans de travaux menés par l’architecte japonais Kengo Kuma (le Japon : passion première d’A. Khan), tout est à (re)découvrir : des jardins (du Japon à la forêt vosgienne, dont il est originaire), véritable conservatoire botanique à ces merveilleuses « archives » de la planète en images. Parmi ces images on retiendra les 72.000 plaques autochromes, la plus grande collection au monde, signatures de ce fond unique (NB : il s’agit là du premier procédé industriel de photos en couleurs, inventé en1903 par les frères Lumière).

 

Poursuivons au jardin, à Giverny, avec son maitre, enchanteur à jamais, et poussons jusqu’au Musée des Impressionnismes, où nous retient un inattendu, face à face « MONET – ROTHKO » jusqu’au 3 juillet. Toiles tardives de Claude Monet (1840 – 1926) et œuvres de Mark ROTKO (1903 – 1970) nous saisissent, nous plongent, nous immergent dans leurs univers sensitifs – chromatiques à l’unisson. Et cela bien au-delà de toute distinction figuration-abstraction (indéniable pour Mark ROTHKO) tant il est vrai que « l’ultime manière » de MONET tendait à l’effacement du sujet même. Et Cyrille Sciama (Directeur Général des lieux) de conclure : « ralentir le rythme, plonger dans la peinture, concentrer son regard dans la matière ; c’est peut-être ce qui relie le plus l’œuvre du Monet tardif à celle de ROTHKO ».

 

Où il est encore question d’impressionnisme : « Le décor impressionniste », Musée de l’Orangerie, jusqu’au 11 juillet. Il s’agit là d’un pan méconnu de cet art, un pan plus intime, plus familier que, certes, les iconiques Nymphéas. Mais à y bien regarder, un vase en faïence de Mary Cassat, une tapisserie selon une peinture de Claude Monet…, ne serait-ce pas là un art décoratif précurseur de celui, développé peu de temps après, par Bonnard, Vuillard, Denis, Matisse et tant d’autres ensuite ?

 

Tant de choses encore à découvrir à Paris et ailleurs.

 

A Albi, au Musée Toulouse-Lautrec « Quand Toulouse-Lautrec regarde Degas » jusqu’au 4 septembre.

 

Le LAM – Villeneuve d’Ascq, consacre une grande rétrospective (installations, photos, dessins…) à cette figure majeure de l’art contemporain ANNETTE MESSAGER, jusqu’au 21 aout.

 

« Pionnières » au Musée du Luxembourg – Paris jusqu’au 10 juillet met en valeur ces femmes artistes de toutes les avant-gardes début XXe siècle (Sonia Delaunay, Claude Cahun photographe, Marie Vassillief…). Nous aurons l’occasion de les évoquer lors de prochaines conférences… à suivre, donc !

 

Au Musée Marmottant, jusqu’au 21 aout « le théâtre des émotions ». Magistrale démonstration de Le Brun, Fragonard, Schiele à Picasso, Richter, Boltanski… entre autres.

 

Le Musée d’art Moderne de Paris expose jusqu’au 28 aout : EUGENE LEROY (1910-2000), immense artiste originaire de Tourcoing, fin connaisseur des maîtres du passé (Rembrandt, Gréco, Goya… Van Gogh) et dont les sujets, après un long processus créatif, se révèleront à la faveur de riches empâtements de matière, d’une présence puissamment charnelle.

 

Je terminerai, ou presque, avec une exposition – interrogation « Faut-il voyager pour être heureux ? » à la Fondation EDF. Paris jusqu’au 29 janvier 2023. Troublante et cruciale question en ces temps, que nous posent ces artistes et quels artistes ! tels Andy Goldwarthy, Ange Leccia, Martin Parr… 

 

Aussi me permettrai-je cette proposition, de court et lumineux voyage « Alchimie du vitrail » Musée Camille Claudel, Nogent sur Seine, jusqu’au 26 septembre. Fascinante alchimie, heureuse rencontre de trois artistes qui suscitent mon admiration : Camille Claudel, maitresse des lieux, Fabienne Verdier dont on pourra bientôt admirer l’oculus à la Chapelle de la Cité du Vitrail, et la maitre-verrier Flavie Serrières-Vincent.Petit.

 

Alors, où que vous alliez, où que vous restiez : soyez heureux ;
« Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage, et comme cestuy-là qui conquit la toison, et puis est retourné, plein d’usage et de raison… (Joachim Du Bellay)

 

Bien à vous tous

 

Christine Leduc

18ème Nuit européenne des musées

02/05/2022

18ème Nuit européenne des musées

Rendez-vous habituel des noctambules du mois de mai, cet événement revient pour une nuit encore pleine de surprises.
Au programme : danse, musique, performance, lecture, ateliers créatifs... sur un thème inédit et spécifiquement troyen : "La nuit... tous les animaux sont fantastiques, symboliques, chimériques..."
Durant cette nocturne et tout le week-end, redécouvrez cette ménagerie pleine d'animaux peints, sculptés, naturalisés, inventés ou réels.
Et pour que la fête soit complète, les musées et animations sont gratuits tout le week-end des 14 et 15 mai !
Programme complet début mai /www.musees-troyes.com
Retrouvez toutes les informations /www.amisdumamtroyes.fr

L'architecture au service du patrimoine culturel, économique et événementiel de la ville de Troyes

02/05/2022

L'architecture au service du patrimoine culturel, économique et événementiel de la ville de Troyes

Conférences avec projections et rencontres...
En raison des travaux de rénovation de l'auditorium du musée d'Art moderne, les conférences auront lieu dans la Grande salle de réunion de la Maison des Associations, 63 avenue Pasteur à Troyes avec respect des directives gouvernementales et municipales sur le Covid 19.
Les conférences sont organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne.
Entrée libre et gratuite.

Histoires inattendues et surprenantes des projets du musée d'Art moderne, des Halles et du Cube.

Visite du chantier du musée d'Art moderne

27/03/2022

Visite du chantier du musée d'Art moderne

A 14h., visite découverte, commentée, réservée aux amis du musée d'Art moderne à jour de leur cotisation.

L'Impasse Ronsin, la citée oubliée d'artistes de Montparnasse

27/03/2022

L'Impasse Ronsin, la citée oubliée d'artistes de Montparnasse

Conférences avec projections et rencontres...
En raison des travaux de rénovation de l'auditorium du musée d'Art moderne, les conférences auront lieu dans la Grande salle de réunion de la Maison des Associations, 63 avenue Pasteur à Troyes avec respect des directives gouvernementales et municipales sur le Covid 19.
Les conférences sont organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne.
Entrée libre et gratuite.

Autrefois nichée au coeur du XVème arrondissement de Paris, l'Impasse Ronsin abrita à partir de la fin du XIXème siècle les ateliers que le sculpteur Alfred Boucher avait fait construire pour ses ouvriers. 
Après le départ de ces derniers, près de 250 artistes se succédèrent, jusqu'à la destruction des ateliers en 1971.
Ainsi, durant plus d'un siècle, l'impasse fût le théâtre d'une vie intellectuelle et artistique animée tour à tour par une salonnière de la Belle Epoque, le cercle d'avant-garde russe de Marie Vassilieff, une Académie de sculpture, ou encore Les Lalannes, Constantin Brancusi, Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely.
Malgré la renommée de ces derniers, l'Impasse Ronsin, tombée dans l'oubli, n'est que rarement évoquée dans les ouvrages de référence.
Aujourd'hui disparu, ce lieu de liberté et de création a pourtant été le témoin de moments clef de l'histoire de l'art...

Voyage à l'Ouest

07/03/2022

Voyage à l'Ouest

FONTEVRAUD
Le Musée d’Art Moderne présente Henri de Toulouse-Lautrec, Edgar Degas, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet, Kees van Dongen, Robert Delaunay, Juan Gris, André Derain, Germaine Richier, Maurice Marinot... Autant de noms qui ont marqué l’histoire de l’art et qui figurent parmi l’importante collection d’Art moderne de Martine (Famille LEVY, Troyes) et Léon Cligman, constituée tout au long de leur vie. Visite guidée par la Conservatrice du Musée Mme Dominique Gagneux.

L’Abbaye, établie sur 13 hectares, l’Abbaye Royale de Fontevraud est la plus vaste cité monastique héritée du Moyen Âge. Au cœur du Val de Loire, patrimoine mondial de l’UNESCO, elle associe patrimoine, culture, art de vivre et sens de l’hospitalité.

ANGERS
La Tapisserie de l’Apocalypse, est un chef d’œuvre de l’art médiéval, unique au monde. Sur ses 140m d’origine, 100 sont parvenus jusqu’à nous. Elle est le plus important ensemble de tapisseries médiévales subsistant au monde, exposée dans le cadre du Château d’Angers. Commande de Louis Ier d’Anjou, elle représente l’Apocalypse de St Jean, d’après les cartons d’Hennequin de Bruges, elle est réalisée par le licier Nicolas Bataille et inspirée de miniatures. Le Roi René en fit don à la cathédrale d’Angers à la fin du XVe s.
Jean Lurçat (1892-1966) découvrira celle-ci en 1938 : un choc artistique, point de départ de son œuvre-maitresse :
Le Chant du Monde de Jean Lurçat, Musée de la tapisserie contemporaine, hôpital St Jean XIIème s.
Un ensemble de 10 panneaux tissés à Aubusson. Le manifeste d’un artiste engagé qui illustre les joies et les angoisses de l’Homme face à l’Univers, un écho contemporain à la tenture de l’Apocalypse. (visite guidée).

Port du masque.
Pass vaccinal valide et son QR code requis.
Conformément aux directives gouvernementales en vigueur au moment du voyage.

NEWSLETTER DU 1ER TRIMESTRE 2022

03/02/2022

NEWSLETTER DU 1ER TRIMESTRE 2022

C’est en bonne, et belle compagnie, que nous vous proposons, en ce début d’année, une artistique promenade au fil des rue parisiennes : YVES SAINT LAURENT guide nos pas.

Le 29 janvier 1962, à seulement 26 ans, et après avoir été directeur artistique chez Dior, le couturier présentait sa première collection personnelle.
Aussi 60 ans plus tard, 6 institutions parisiennes célèbrent les liens qu’au travers ses créations, il entretenait avec l’art, soit par de directes citations (pour exemple la robe Piet Mondrian 1965) ou par son insatiable passion de regardeur et de collectionneur tout autant.
« tout homme est obligé pour survivre, d’avoir, disait Nietzsche, des fantômes esthétiques. Je pense les avoir trouvés, entre autres, en Mondrian, Matisse, Picasso mais aussi et surtout en Proust : je suis tout à fait éclectique », confiait-il en 1990.

Sous nos pas, se déroulent alors modernité au Centre Pompidou avec Matisse, Mondrian, Vasarely, Pollock…, rythmes – couleurs – matières célébrés au Musée d’art moderne, affinités avec le Maître au Musée Picasso (dont la veste du portrait de Nusch  Eluard), de l’or en la Galerie Apollon du Musée du Louvre (robe de mariée Shakespeare de 1980, entièrement parée de bijoux) et bien sûr au Musée d’Orsay, l’univers fécond de Marcel Proust ainsi que la question du genre au travers des codes vestimentaires masculin-féminin (pour exemple le fameux smoking décliné au féminin).

Quant au Musée Yves Saint Laurent, ce sont les archives, les documents, les « toiles » qui permettront de saisir, de ressentir la vie même, le processus créatif du couturier, et d’ailleurs :
« je ne suis pas un couturier, je suis un artisan, un fabricant de bonheur ».
YVES SAINT LAURENT AUX MUSEES, du 29 janvier au 15 mai 2022.

A noter concernant Marcel Proust : « Marcel Proust – un roman parisien » au Musée Carnavalet, jusqu’au 10 avril 2022.

Et puis tous ces musées exposant les créations d’Yves St Laurent, comment ne pas résister à flâner, à parcourir bien d’autres salles ; d’autant, que vous l’aurez remarqué depuis tant d’années, les expositions dites « grandes » se dévoilent plus volontiers au printemps et à l’automne ?

Egalement au Musée d’Orsay
CHEFS D’ŒUVRE DE LA FRICK COLLECTION, portraits de Whistler, du 26 février au 28 mai 2022.
SOPHIE CALLE (photographies… mais pas que ! LES FANTOMES DU MUSEE D’ORSAY, du 15 mars au 12 juin 2022.
        
C’est à un médium, fait original, que se consacre l’artiste EVA JOSPIN : le carton, agrémenté parfois de papier, bois, métal, coquillages… ce carton qu’elle décline, en œuvres, souvent d’ailleurs monumentales (exemple la magnifique forêt au cœur de la Cour carrée du Louvre en 2016), invitant à l’exploration, la contemplation, la rêverie :
« EVA JOSPIN. Galliera » Musée de la Chasse et de la Nature, jusqu’au 22 mars 2022.
Entre les murs du noble Hôtel de Guénégaux, dans le Marais (hôtel XVIIe siècle, magnifiquement restauré), dédié à la chasse et à la nature, le thème de la forêt s’imposait. Ces forêts, la plasticienne les travaille denses, touffues, mystérieuses, inquiétantes parfois ; sorte de réminiscences, de peurs ancestrales. A l’exposition, une de ses œuvres retiendra plus particulièrement notre attention. Adossée à une forêt donc, se laisse découvrir une galerie (dans laquelle nous nous engageons), évoquant un fascinant et énigmatique studiolo italien : merveilleux dialogue nature – culture.
Tout proche, un bas-relief « minéral » (toujours fait de carton !) – Matera 2018 ; dans les étages supérieurs, un cénotaphe ou encore un jardin baroque. On remarque là, bien sûr, la grande passion d’EVA JOSPIN pour l’Italie antique, renaissance ou baroque (elle fût par ailleurs pensionnaire de la Villa Medicis). Le parcours se poursuit au sein des collections permanentes du  musée (dont un très beau tableau de Derain – la chasse au loup, vers 1930), émaillé de créations contemporaines d’artistes invités par EVA JOSPIN et relevant d’une même poésie.

Plus loin, beaucoup plus loin que Paris, que l’Italie, nous découvrons alors le monde avec STEVE MC CURRY, Musée Maillol, jusqu’au 29 mai 2020. Photographe américain, aux 40 ans de carrière, STEVE MC CURRY nous offre là son univers riche d’expériences et d’émotions. 150 œuvres, grand format, aux éblouissantes couleurs de toute une humanité nous entrainent d’Afghanistan (des photographies noir et blanc l’y montre reporter de guerre) au Pakistan, d’Inde à l’Asie du sud-est, du Tibet à l’Amérique du sud. Ces œuvres, portraits pour la plupart, emprunts de dignité quel qu’en soit la situation, se dévoilent à la faveur de salles obscures, au fil d’un lumineux labyrinthe, sans chronologie, ni thématique, ni cultures, ni ethnies : autant de visages, de regards, fascinants regards, qui longtemps, les portes refermées, nous accompagnent.
« une photo peut exprimer un humanisme universel ou simplement révéler une vérité délicate et poignante en exposant une tranche de vie qui pourrait, autrement, passer inapercue ». STEVE MC CURRY.

Une autre destination lointaine, dans l’espace mais aussi dans le temps, nous est proposée au Musée Cernushi, PEINDRE HORS DU MONDE – MOINES ET LETTRES DES DYNASTIES MING (XIVe – XVIIe) ET QUING (XVIIe – début XXe), jusqu’au 6 mars. S’y déroulent une cinquantaine d’œuvres picturales, calligraphiques (rouleaux sur soie, sur papier, parfois de plusieurs mètres de long et bien sûr d’une extrême fragilité) nous plongeant dans le monde « hors du monde » de ces lettrés.  Menant une vie frugale, monacale, loin de l’agitation des villes (déjà), ils partageaient leur temps entre méditation, contemplation silencieuse, poésie, pratique de la peinture et de la calligraphie. La nature, qu’elle soit Montagne, tels les pics acérés des monts Huang plantés de pins noueux et nappés de brumes, ou cours d’eau, est alors source d’émerveillement, d’inspiration et de création. Des créations entre réel et imaginaire, et où les personnages humains sont souvent réduits à de très fines silhouettes. 
Pour n’en citer que deux, ce pourrait être SHITAO (1642-1707) et ses bambous esquissés d’une touche si légère comme agités par le vent ; ou encore la souplesse du trait de ZHUDA (1626 – 1707) suggérant le frétillement du poisson. Voilà bien une halte sereine et bienfaisante ou le regard se double d’une réflexion à l’acuité toujours actuelle (l’homme et son environnement, son regard précisément, son rapport à cet environnement) et toujours inspirante. Ainsi l’ouvrage photographique de Marc Riboud, préfacé par François Cheng « Huang shan, les Montagnes Célestes » 2004. Par-delà les siècles, Marc Riboux photographe et Francis Cheng poète, célèbrent par leurs clichés et leurs mots, un monde hors d’atteinte, intemporel.
Et de nombreux artistes contemporains chinois se reconnaissent redevables à ces moines lettrés du passé. Pour exemple, l’exposition qui eut lieu en 2020-2021 à Zurich (Musée Rietberg) « l’art chinois à l’écoute du paysage », s’y confrontaient chefs d’œuvre historiques et réalisations contemporaines ; parmi ces artistes : Yang Yongliang notamment.

Après Hors du Monde, PAUL KLEE – ENTRE MONDES, au Lam, Villeneuve d’Asq, jusqu’au 27 février 2022.
Figure singulière des avant-gardes au XXe siècle, PAUL KLEE (1879-1940) aimait se définir comme « peintre-poète », mais un peintre-poète désirant s’affranchir des règles académiques, des canons esthétiques occidentaux, pour explorer de nouveaux territoires, pour revenir aux sources de l’acte créateur. Il s’inspirera, se nourrira, pour cela, d’art pariétal, de dessins d’enfants (dont les siens ! ), de ceux de patients en cliniques psychiatriques (notons l’ouvrage du Dr Prinzhorn en 1922 « Expressions de la folie »,connu de PAUL KLEE), de créations extra-européennes (africaines, orientales) d’art populaire et aussi médiumniques. On comprendra qu’une telle quête, de telles sources multiples foisonnantes, engendrent une œuvre complexe et donc un parcours à l’exposition déroutant parfois : cela même s’il est accompagné de correspondances, revues, photographies de ces sources d’inspiration.
Entre art brut et modernité (rappelons que PAUL KLEE fut enseignant au Bahaus de Weimar, puis Dessau, proche de Kandinsky), peinture et musique lui-même excellent violoniste, entre figuration et abstraction, rêve et réalité, tentons avec PAUL KLEE d’oublier, s’alléger, se laisser porter, emporter en ses mondes, Entre Mondes. 
A remarquer que cette exposition est réalisée avec le concours du Zentrum Paul Klee de Berne qui lui-même présente « PAUL KLEE, les êtres humains entre eux », jusqu’au 22 mai 2022.
C’est ici une étude (dessins pour l’essentiel) sur la cohabitation des êtres humains, mais non sans une certaine distance ironique.

Feu d’ironie, réelle conviction et magistrale illustration nous seront offertes à l’exposition « ECRIRE, C’EST DESSINER » au CENTRE POMPIDOU METZ, encore jusqu’au 21 février 2022 !
C’est là le vibrant crédo que la poétesse-artiste ETEL ADNAN (1925-2021, d’origine libanaise, père syrien, mère grecque… et de nationalité américaine) et ses porellos, longs, merveilleux livres accordéons peints-inscrits, illustrant cet éternel dialogue ainsi que cette non moins éternelle aspiration, nécessité à communiquer savoirs, croyances, émotions de tous ordres, en tous lieux, toutes époques. Ce sera pour nous l’émotion de (re)découvrir un fragment du Livre des morts égyptien sur papyrus, un ouvrage enluminé du XIVe siècle, un rare croquis d’Arthur Rimbaud, une encre de Marguerite Yourcenar, les idéogrammes d’Henri Michaux, un manuscrit illustre ottoman, les œuvres écrites – dessinées de Cy Twonbly, Pierre Alechinsky, Louise Bourgeois, Pierrette Bloch…
Narration universelle « Poésie du tout-monde », exprime Pélagie Gbaguidi, artiste africaine née en 1965, inspirée par la vie et l’œuvre d’ETEL ADNAN et invitée à réaliser une fresque éphémère 
mêlant histoire contemporaine et récits traditionnels.

Sur votre route, Evian-les-Bains, peut-être :
« CHRISTIAN BÉRARD, au théâtre de la vie », Palais Lumière, du 5 février au 22 mai 2022.
Peinture, théâtre, scénographie, danse, décoration, illustration, CHRISTIAN BÉRARD (1902-1942) a prêté son talent à nombre créateurs de son époque. A l’académie Ranson qu’il fréquente au début des années 20, il se marquera de l’influence « Nabi » d’Edouard Vuillard et Maurice Denis. Ces mêmes années il rencontre Christian Dior qui lui ouvre les portes de la mode. Son travail d’illustrateur inspirera Elsa Schiaparelli et également Yves Saint Laurent qui dira : « à l’âge de 13ans, c’était à Oran où je suis né, j’ai assisté à une représentation de « L’école des femmes » avec Louis Jouvet. Les décors étaient de CHRISTIAN BÉRARD, un artiste prodigieux. Ce fut pour moi un très grand choc ». C’est au théâtre en effet que CHRISTIAN BÉRARD réalise ses plus belles, plus emblématiques œuvres, dont des décors et/ou costumes pour des mises en scène de Louis 
Jouvet, Jean Cocteau (ex La belle et la bête en 1945), Jean Giraudoux (La Folle de Chaillot 1945), Jean Genet (Les Bonnes en 1947) … Cette rétrospective rend donc hommage à ce talent multiple, coloré, que Louis Jouvet décrivait comme « un arc en ciel qui déambule ». Mort brutalement en 1949, Francis Poulenc composera son Stabat Mater à sa mémoire et Jean Cocteau lui dédiera son film « Orphée » (1950).

Et pour terminer : Tous à Rio ! … à Moulins, où le Centre National du Costume de Scène présente jusqu’au 30 avril 2022, « CARNAVAL DE RIO » (NB : carnaval à Rio reporté « pour cause que l’on sait » en avril). A Moulins, ce ne sont que costumes colorés, plumes paillettes, masques, maquillages fantastiques… au rythme de la samba, bien sûr !

En tous domaines, et comme le suggérait YVES SAINT LAURENT, je souhaite, je vous souhaite que l’art soit, en cette année et d’autres à venir, toujours, ‘fabricant de bonheur ».

Christine Leduc