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Le pays Basque Espagnol

08/01/2023

Le pays Basque Espagnol

Jour 1 : TROYES/PARIS/BIARRITZ
San Sebastien. Entrée au Musée Chillida-Leku.
Ce musée unique, fabriqué en soi comme une grande oeuvre d'art.
A l'intérieur, la fusion entre art et nature se produit d'une manière naturelle.
Les sculptures s'intègrent dans le paysage comme si elles en avaient toujours fait partie.
Dans le jardin, les hêtres, chênes et magnolias cohabitent avec les sculptures monumentales en acier et en granit situées dans un dialogue parfait avec l'environnement.
Continuation par la visite du Peigne au vent (plage d'Ondarreta, San Sébastien) San Sébastien sculptures et Concha.
Entrée au Musée Balenciaga conservation de la plus importante collection internationale de créations de Cristobal Balenciaga, à la fois pour le nombre et la qualité des pièces exhibées.

Jour 2 : BILBAO
Visite guidée à pied de Bilbao, à la découverte de 500 ans d'histoire.
Explorez la cathédrale de Santiago, la Plaza Nueva, l'église de San Anton et les ruines sur lesquelles elle repose, ainsi que le marché de la Ribera.
C'est ici même que la ville est née, et où se trouvait autrefois le port depuis lequel la ville s'ouvrit au reste du monde en servant de passerelle entre l'Europe du Nord et les royaumes hispaniques.
Entrée au Musée Guggenheim.
Oeuvre de l'architecte canado-américain Frank Gehry, le musée constitue un magnifique exemple d'architecture d'avant-garde du XXe siècle.
Avec ses 24000m2 de superficie, dont 9.000 destinés aux expositions, l'édifice s'érige en un véritable événement architectural, grâce à sa configuration audacieuse et à son design innovateur, qui conforment une séduisante toile de fond pour l'art qui y est exposé.
Annoncée : l'exposition Kokoschka à partir du 17 mars.
Entrée au Musée d'Art Sacré dans le couvent de l 'Incarnation du XVIème siècle et son cloître.

Jour 3 : BURGOS
Route vers Burgos. Visite guidée de la ville.
Traversée par la rivière Arlanzon, Burgos se scinde en deux grands quartiers.
La vieille ville se trouve sur la rive occidentale tandis qu'à l'est du cours d'eau s'étend un espace plus moderne.
Celle que l'on surnommait la Cabeza de Castilla (la tête de la Castille) possède encore de nombreuses traces de son riche passé.
Son patrimoine architectural est en effet colossal.
Visite guidée du Monastère de las Huelgas.
Le couvent fût fondé par Alphonse VIII et son épouse Eléonore pour servir de panthéon aux rois et de retraite spirituelle aux dames de la haute société et de la royauté.
Poursuite par la visite guidée du musée des tissus.
Visite guidée de la Chartreuse de Miraflores joyaux du gothique fin du XVe siècle.
Visite guidée de la Cathédrale Santa Maria de Burgos reconnue au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Jour 4 : BILBAO/PARIS/TROYES
Entrée au Musée des Beaux-Arts
.
Le musée est un parcours à travers l'histoire générale de l'art, du XIIe siècle à nos jours.
La disposition des tableaux, dont les cadres sont parfaitement alignés sur une seule rangée, est originale et surprenante.
Temps libre puis transfert vers l'Aéroport international de Bilbao conçu par l'architecte Santiago Calatrava ouvert en 2000.

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Voyage à Paris

07/01/2023

Voyage à Paris

Musée d’Orsay

Edvard MUNCH : Un poème de vie, d’amour et de mort : Une centaine d’œuvres, peintures, mais aussi dessins, estampes ou encore blocs gravés, rendant compte de la diversité de sa pratique.
Cette présentation d’ampleur, à la dimension rétrospective, embrassera l’ensemble de la carrière de l’artiste.
Elle invitera le visiteur à revoir dans sa globalité l’œuvre du peintre norvégien en suivant le fil d’une pensée picturale toujours inventive : une œuvre à la fois foncièrement cohérente, voire obsessionnelle, et en même temps constamment renouvelée.

Rosa BONHEUR : À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur à Bordeaux, le musée des Beaux-Arts de sa ville natale et le musée d’Orsay, organisent une importante rétrospective de son œuvre.

Kehinde WILEY : En prolongement de l’exposition Kehinde Wiley, organisée à la Fondazione Giorgio Cini pendant la 59e Biennale de Venise, le musée d’Orsay présente dans sa nef trois œuvres monumentales de l’artiste.

Musée de l’Orangerie

Sam SZAFRAN : obsessions d’un peintre : Sam Szafran (1934-2019) occupe une place très singulière dans l’histoire de l’art de la deuxième moitié du XXe siècle.
Il a voué son œuvre à une approche figurative et poético-onirique du réel qu’il a développée loin du monde de l’art et de ses engouements, dans le retrait de l’atelier.

André DERAIN : paysages méridionaux : Influencé par les grands maîtres, André Derain (1880-1954) se retourne vers une production plus classique durant l’entre-guerre.
Plus qu’un simple « retour à l’ordre », ses paysages de Provence prisés par Paul Guillaume révèlent une réflexion très intense autour de la lumière.

Mickalene THOMAS : Avec MONET : Mickalene Thomas, éminente artiste visuelle américaine, qui est aussi réalisatrice, commissaire d’expositions et coproductrice de spectacles, nommée aux Tony Awards, est reconnue pour ses tableaux, ses collages, ses photographies, ses
vidéos, ses spectacles et ses installations de grande envergure.

Si les horaires d’entrée dans les musées sont respectés, nous vous proposerons une visite libre de la salle ovale de la Bibliothèque Nationale.

Covid : nous respecterons les directives gouvernementales en vigueur.

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Le street Art, de la rue à la collection

07/01/2023

Le street Art, de la rue à la collection

Conférences avec projections et rencontres...
Amphithéâtre du musée d'Art moderne, place Saint Pierre.
Entrée libre et gratuite dans la limite des 100 places disponibles /organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne de Troyes.
Loin de se résumer à un simple tag revendicateur, le street art est devenu, en à peine 40 ans, une forme artistique reconnue.
Les années 80, dans le New-York underground, voient notamment Jean-Michel Basquiat et Keith Haring couvrir les murs de figures et de symboles colorés.
L'un évoquant ses racines haïtiennes et africaines, l'autre dénonçant, entre autres, un nouveau fléau nommé Sida.
Ces dernières années, des artistes contemporains tels JR, Bansky ou Oja usent de nouvelles techniques graphiques et photographiques pour offrir aux yeux du monde des regards, des dénonciations et des adorations.
Le marché de l'art et le monde muséal ont depuis, chacun à leur manière, permis une reconnaissance de cet art à la marge.
Défiant les maîtres de l'art moderne aux enchères ou entrant au musée, certains artistes du Street Art permettent aujourd'hui à certains de créer une collection.

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Les peintres Litvaks

06/01/2023

Les peintres Litvaks

Conférences avec projections et rencontres...
Amphithéâtre du musée d'Art moderne, place Saint Pierre.
Entrée libre et gratuite dans la limite des 100 places disponibles / organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne de Troyes.

Après un doctorat obtenu à la Sorbonne en 1991, Madame Pourchier-Plasseraud s'est plus largement intéressée à la culture juive litvaque dans les pays baltes.
C'est ainsi que les artistes litvaks fin 19ème, début 20ème, avec notamment leur participation à l'Ecole de Paris retinrent son attention.
Dans l'attente de les redécouvrir, parmi eux, Chaïm Soutine dont le musée d'Art moderne de Troyes possède plusieurs tableaux.
P.S. : la sculpture représentant Soutine est de Blatas 1963, dans le jardin.

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Réouverture du musée d'Art moderne le mardi 27 décembre 2022

05/01/2023

Réouverture du musée d'Art moderne le mardi 27 décembre 2022

Rendez-vous le mardi 27 décembre à 10h.
Le musée d'Art moderne s'ouvre à  tous !
Après des années d'attente, nous voici prêts à redécouvrir "notre" musée... en plusieurs étapes : les étages entièrement rénovés dès janvier, puis ceux qui feront l'objet d'une réouverture au cours du 1er semestre, dès leur remise en peinture, éclairage, etc ...
Des animations viendront ponctuer ce trimestre, avec notre conservatrice Juliette Faivre-Préda : les conférences, Entrons au musée pour les enfants, la newsletter, les voyages, et un projet théâtral... la vie culturelle est là !
Et une très bonne nouvelle : désormais, les entrées dans les musées de la ville de Troyes, sont gratuites pour les adhérents !
Renouvelez votre adhésion, rejoignez-nous, votre adhésion est un appui fort pour notre association : nous permettre d'accueillir de nouveaux publics, et d'acquérir des oeuvres, en lien avec la collection.
Au plaisir de vous revoir, dans ce magnifique écrin.
Christine Peiffer, présidente de l'association des Amis du musée d'Art moderne de Troyes.

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Le visage abstrait de Jawlensky

05/01/2023

Le visage abstrait de Jawlensky

Conférences avec projections et rencontres...
En raison des travaux de rénovation de l'auditorium du musée d'Art moderne, les conférences auront lieu dans la Grande salle de réunion de la Maison des Associations, 63 avenue Pasteur à Troyes.
Les conférences sont organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne.
Entrée libre et gratuite.
La singularité de Jawlensky est liée à sa position d’entre-deux, entre les fauves et les expressionnistes. Sa gamme de couleur
est proche de celle de fauves mais sa thématique, surtout avant la première guerre mondiale, les têtes, est plutôt de type
expressionniste. Ces têtes, ou plutôt ces faces sont des supports pour la spiritualité recherchée. La stylisation, voire la schématisation
extrême des traits, l’espace compressé, annoncent déjà d’autres visages à venir, libres de tout contexte social. L’autre originalité
de Jawlensky est la technique sérielle qu’il emploie à partir de 1914 avec les Variations, un titre musical. Comme Monet
ou Mondrian, avec des paysages stylisés à l’extrême, il expérimente une peinture qui se situe entre figuratif et abstrait.
Ce processus est repris avec le visage, de plus en plus dépouillé – Faces de Sauveur, les Têtes des Saints, les Têtes abstraites
et les méditations. Avec ces faces, le peintre tend à éliminer les traces d’individualisation encore perceptibles dans les têtes
d’avant-guerre ; le visage s’agrandit jusqu’à occuper la quasi-totalité de la surface du tableau.

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Des femmes artistes d'hier et d'aujourd'hui

17/12/2022

Des femmes artistes d'hier et d'aujourd'hui

Conférences avec projections et rencontres...
En raison des travaux de rénovation de l'auditorium du musée d'Art moderne, les conférences auront lieu dans la Grande salle de réunion de la Maison des Associations, 63 avenue Pasteur à Troyes.
Les conférences sont organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne.
Entrée libre et gratuite.
Le musée d’Art moderne de Troyes recèle bien des œuvres d’artistes : Parvine Curie, Marie-Rose Lortet, Suzanne Valadon,
Ursula Morley-Price, Marie Monnier, Maria-Helena Da Silva tout récemment... Avant le plaisir de les retrouver, je vous proposerai
un voyage, plusieurs peut-être d’ailleurs, à la rencontre d’autres femmes artistes. Nous pourrons ainsi croiser, au bien loin,
Artemisia Gentileschi, puis Rosa Bonheur, Mary Cassatt, Louise Bourgeois, Frida Kahlo, Diane Arbus, Annette Messager, Dorothée
Tanning, Lee Krasner... pour ces deux dernières, nous n’en oublierons pas pour autant leurs époux : Max Ernst et Jackson Pollock !

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NEWSLETTER DU 4ÈME TRIMESTRE 2022

20/10/2022

NEWSLETTER DU 4ÈME TRIMESTRE 2022

Tout honneur en cette rentrée aux Arts et Lettres avec la réouverture, après 12 ans de travaux… du site historique, dit Richelieu, de la BNF (Bibliothèque nationale de France), en plein cœur de Paris. Il s’agissait là d’un défi titanesque : celui d’harmoniser divers bâtiment, courant du XVIIe au XXe siècle. C’est désormais un magnifique écrin, dans un havre de verdure qui s’offre aux visiteurs, où les aménagements contemporains, dont l’escalier d’honneur, véritable sculpture d’acier et d’aluminium, dialoguent sans heurts avec les espaces patrimoniaux. Parmi eux, la célèbre galerie Mazarin, conçue, dès l’origine, pour accueillir la collection du Cardinal. Les fresques baroques des peintres italiens, Romanelli et Gismondi y retrouvent toute leur fraicheur acidulée, tandis qu’en divers lieux du site, les vitrines fascinent par leurs trésors acquis au cours des siècles (collections d’Antiques, Grand camée dit de France, gravures de Rembrandt… à Picasso, manuscrits bien sûr, dont celui de Notre Dame de Paris par Victor Hugo…). Autre merveille, la salle emblématique du site dite salle ovale ou parfois « paradis ovale ». Elle devient, en outre, salle de lecture ouverte à tous (gratuitement, sans inscription) avec quelques 6.000 livres d’art, 2.000 œuvres de littérature… et 9.000 albums de bandes dessinées. Numérique et expositions temporaires complètent le plaisir, sans aucun doute, de ces découvertes.
BNF, 58 rue de Richelieu, actuellement se tient l’exposition jusqu’au 15 janvier 2023 « Molière, le jeu du vrai et du faux », Galerie Mansart.

C’est à un étrange, bouleversant voyage que nous convie le Centre Pompidou, dans le sillage de « l’Intranquille » (titre de son ouvrage paru en 2011), Gérard GAROUSTE, jusqu’au 2 janvier 2023. Environ 120 créations de l’artiste, souvent de grand format, nous invitent, avec ses figures drolatiques parfois, tourmentées souvent, énigmatiques toujours, et au chromatisme puissant voire hypnotique à « quitter le chemin droit et se retrouver dans la forêt obscure ». Ce même chemin que prenait Dante au Chant 1 de l’Enfer dans la Divine Comédie. Car Gérard GAROUSTE plonge, fouille, puise son inspiration dans de grands textes tels la Divine Comédie donc, les Métamorphoses d’Ovide, Don quichotte de Cervantès, Gargantua de Rabelais, Goethe, Kafka… Il se les approprie ensuite au fil d’une quête métaphysique entre raison et folie. A remarquer qu’il s’intéresse tout particulièrement à la Bible et l’Ancien Testament, avec une étude approfondie du Talmud et de la Kabbale, jusqu’à se convertir en 2014 eu judaïsme. Marié à la talentueuse designer Elisabeth GAROUSTE, d’origine ashkénaze, il n’aura de cesse que d’explorer ces textes, hanté, dit-il, par la « duperie que fut son enfance ». Il découvrit tardivement en effet, que son père avait prospéré, vendant des meubles de juifs déportés pendant la guerre. Homme de grande générosité, il créera avec son épouse l’association La Source, pour initier à l’art des enfants en grande difficulté, n’oubliant jamais selon ses dires, que la peinture le sauva de l’abime. Bouleversant voyage, donc !


Avant de poursuivre dans des univers également tourmentés, mais non moins passionnants, accordons-nous une lumineuse respiration avec « Face au soleil, un astre dans les arts », Musée Marmottan jusqu’au 29 janvier 2023. Exposition que l’on devine, bien sûr, sous le regard tutélaire de Claude Monet avec « Impression soleil levant » de 1872 (il y a 150 ans). C’est là un astre fascinant en tous lieux, en tout temps (Egyptiens, Grecs, Aztèques… Louis XIV…). Mais en peinture, son éclat ne se révèlera de fait que tardivement. Hors celui des icônes et des peintres dits « primitifs » travaillant à fond d’or, n’oseront réellement s’y affronter, en révéler puissance et beauté que Claude Gellée, dit le Lorrain, au XVIIe siècle ou plus tard, magistral, Turner. Le noble astre pourra prendre ensuite des accents plus fantastiques, inquiétants, expressionnistes avec des artistes tels Gaspard David Friedrich, Edouard Munch (dont le soleil illumine l’affiche d’exposition) Otto Dix… A la suite des travaux du chimiste Michel-Eugène Chevreul au XIXe siècle, et notamment de son ouvrage « de la loi du contraste simultané des couleurs », c’est à la couleur pure, à la couleur-lumière, que s’attacheront certains artistes (néo-impressionnistes, fauves…) ouvrant un large pan de l’art au XXe (et XXIe !) siècles, ainsi que l’illustrent ici André Derain, Otto Freundlich, Robert et Sonia Delaunay, Gérard Fromanger…

 

Revenons à Edvard Munch et dépassons un instant son célèbre « Cri » (en existent en fait plusieurs versions), pour découvrir au-delà de cette prégnante angoisse : Edvard MUNCH (1853-1944), « un poème de vie, d’amour et de mort », musée d’Orsay jusqu’au 22 janvier 2023.
Le musée nous offre une vaste rétrospective entre symbolisme et expressionnisme de ce peintre norvégien illustrant l’importance, tout au long de sa carrière, de grands cycles sur précisément la vie, l’amour, la mort. En témoigne une œuvre emblématique « Frise de la vie ». S’il est vrai que sa propre vie fut très tôt traversée de morts (sa mère, sa sœur, de tuberculose), d’amours tumultueuses, d’addictions, de dépressions (interné un temps), il sut toutefois parfaitement maitriser le fil de sa création, attentif à sa diffusion, sa réception souvent, certes, nourrie de scandales… avec pour exemple, une certaine version de sa Madone avec un fœtus mort. Il fréquenta musiciens, intellectuels de son temps tels Strinberg, Ibsen, déclarant : « tout art, littérature comme musique, doit être produit avec notre cœur sanguinolent ». Pour la peinture : « ce doit être des personnes vivantes qui respirent, s’émeuvent, souffrent et aiment ». Pour cela au cours du temps, il simplifiera son langage plastique pour un trait libre, ne s’attardant pas sur les détails, pour une couleur tout aussi libérée du réel, aux jaunes incandescents, violets profonds, verts vifs ou livides ; tous deux, trait et couleur, destinés à souligner la profondeur des états d’âmes, de ses personnages entre mélancolie, angoisse, passion… et destruction parfois. A noter peut-être une somptueuses, envoutantes « Nuit étoilée », hommage, peut-être à Van Gogh, qu’une ombre au premier plan contemple de même : Edvard Munch lui-même.

 

Ne quittons pas le musée d’Orsay sans (re)découvrir l’œuvre de Rosa BONHEUR, (1822-1899) du 18 octobre au 15 janvier 2023. Personnalité originale, Rosa Bonheur est, pour son époque, l’artiste des paradoxes ; Peinture animalière alors célébrée, rare femme à vivre de son art, elle sut imposer en ce rigide XIXe siècle, sa liberté et son indépendance de vie. Sans anthropomorphisme, sentimentalisme ou complexes mises en scène, ses peintures et dessins insufflent vie aux animaux qu’elle observait inlassablement. De son célèbre tableau « labourage nivernais » (1849), commande de la jeune seconde République, Théophile Gauthier dira, enthousiaste, « sentir la lourdeur de leurs attitudes, la force de leur traction, la lenteur de leur mouvement ». Nous remarquerons que loin de cette attention, ce réalisme, Rosa Bonheur n’esquisse que fort rapidement les humains protagonistes ! complétant cette exposition :
-    « Rosa Bonheur intime » jusqu’au 30 janvier 2023, au château By à Thomery, son lieu de vie 40 ans durant.
-    « Capturer l’âme, Rosa Bonheur et l’art animalier », tableaux - dessins – sculptures, château de Fontainebleau jusqu’au 23 janvier 2023.

 

Le Palais Galliera, quant à lui, relève un défi de taille pour évoquer cette autre femme :  Frida     KAHLO (1907-1954), « au-delà des apparences », jusqu’au 5 mars 2023. Ne nous y trompons pas. Il ne s’agit pas là de ses œuvres, mais de la façon dont, au-delà du handicap, sur son corps même, elle compose son identité de femme et d’artiste. Atteinte à 5 ans de poliomyélite handicapant sa jambe droite, elle survit miraculeusement plus tard à un grave accident mais la colonne vertébrale brisée, le corps définitivement souffrant. Elle revêtira alors cette souffrance de riches couleurs et accessoires, relevant de traditions mexicaines, sud-américaines ou de civilisations précolombiennes. Une photo nous la montre relevant son huipil révélant un corset qu’elle a peint d’un marteau et d’une faucille, affirmation politique sans ambiguïté (en 1937, Léon Trotski et son épouse trouveront refuge chez elle)… et de l’autre côté d’un Quetzalcoat, affirmation là nationaliste avec cet oiseau-serpent fondateur de la civilisation Aztèque. Je préciserai que la Huipil est un élément de ses fameuses robes « Tehuara » richement brodées et souvent présentes dans ses tableaux, superbes remparts à sa douleur. Tous ces accessoires (vêtements, bijoux dont de magnifiques colliers pré-colombien, corsets– prothèses ornées, mais aussi lettres, photographies…) sont issus de la Casa Azul, maison natale de Frida Khalo à Mexico, mis sous scellés à son décès en ce même lieu par son mari, le peintre Diego Rivera et redécouverts en 2004. L’ensemble constitue une vision poignante et magnifique de cette femme, de cette artiste et participe de son extraordinaire magnétisme.

 

Du Palais Galliera, rendons nous au Musée d’art Moderne de la Ville de Paris pour Oskar KOKOSCHKA « un fauve à Vienne » (1886-1980) jusqu’au 12 février 2023. C’est la première grande rétrospective parisienne consacrée à ce peintre, écrivain, dramaturge, poète, grand voyageur et grand provocateur tout autant. Son art, jamais tiède, témoignera au cours de sept décennies de création, des bouleversements artistiques, intellectuels, politiques de son temps. Qualifié « d’enfant terrible » (« l’enfant prodige sera Egon Schiele très inspiré par lui) dans la Vienne début XXe siècle et soutenu, au cœur de la Sécession Viennoise pour Gustav Klimt et Adolf Loos, Oskar Kokoschka se fera portraitiste de la société contemporaine. Il n’hésitera pas, toutefois, à user d’un trait expressif, « expressionniste », rapide, tourmenté, d’une matière épaisse, puissamment colorée, sans cesse retravaillée ; et cela afin selon lui, de mieux cerner la personnalité du modèle, comme plus profondément encore celle de l’époque tout aussi « tourmentée ». Qualifié plus tard d’artiste dégénéré par le régime nazi, il connaitra l’exil, s’engageant pleinement dans la lutte contre le fascisme. En témoigne par exemple, son tableau « Anschluss – Alice au pays des merveilles » de 1942, stigmatisant l’incurie, la folie humaine. Après la guerre, explorant tragédies grecques ou récits mythologiques pour y trouver un ferment commun aux nations, la puissance toujours subversive de son art ne faiblira guère, étant pour lui le vecteur essentiel pour l’émancipation et l’éducation à la Liberté.

Tant d’autres expositions à Paris, comme ailleurs.
Johan Heinrich FÛSSLI (1741-1825) « entre rêve et fantastique » Musée Jacquemart-André jusqu’23 janvier 2023. « Laissez-vous tenter par la frayeur, elle n’est que le fuit de mon imagination » déclarait-il. Un imagination féconde, nourrie tant par les courants artistiques maniéristes, néo-classique, pré-romantique, germanique (Sturm und Drang : Tempête et Passion) que de mythologies nordiques , de littérature, théâtre,(Goethe, Shakespeare…). Des œuvres aux camaïeux bruns-noirs, nous transportant de la délectation au cauchemar (titre d’une de ses œuvres – 1782).

William MORRIS à la Piscine de Roubaix (8/10 au 08/01/23) A la fois peintre, écrivain, poète et éminent fondateur du courant Arts et Crafts (l’art dans tout et pour tous).

« Cirque » jusqu’au 31 décembre 2022 au musée Matisse du Cateau-Cambresis, avec Chagall, Léger, Rouault, Matisse…

 

Alice NEEL, « un regard engagé » (1900-1984) Centre Pompidou jusqu’au 16 janvier 2023. Un pinceau engagé, coloré, trempé au plus près de toute humanité.

Photographies avec :

Les tribulations d’Erwin BLUMENFELD, musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, du 13 octobre au 5 mars 2023. De riches expérimentations formelles, du mouvement DADA en Europe aux couvertures historiques du magazine américain (où réfugié depuis 1941) Harper’s Bazaar.

 

Boris MIKAÏLOV – journal ukrainien » (1938, né à Kartiv), Maison européenne de la photographie jusqu’au 15 janvier 2023. Ou comment, avec talent, « saper » la propagande russo-soviétique et sa désinformation de 1960 à aujourd’hui.

 

Et tout près de chez vous, le désormais fort renommé : Festival international de la photo animalière et de la nature, Montier en Der (Haute-Marne), du 17 au 20 novembre 2022. A l’occasion de la 25e édition, il recevra parmi de très nombreux invités, le prestigieux photographe américain Steve McCurry, présenté, il y a peu au musée Maillol et auteur, entre autres fascinantes images, de la « jeune fille afghane aux yeux verts ». A Montier en Der, c’est l’exposition inédite de son livre « Animals » qui retiendra toute notre attention.

 

Refermons ces pages dans la lumière de Claude MONET et Joan MITCHELL, Fondation Vuitton, jusqu’au 27 février 2023. En fait 2 expositions : « Rétrospective Joan Mitchell » (1926-1992),  et « Monet-Mitchell ». Je ne reviendrai pas tant sur l’œuvre de Claude Monet, que chacun, je pense, à ses diverses périodes, porte en lui, que sur celle de Joan Mitchell et leurs possibles affinités de styles, de sujets, de formats, de lieux aussi car Joan Mitchell s’installera en 1968 à Vétheuil, un endroit de villégiature de Monet et à deux pas de Giverny. Mais tout cela avec beaucoup de précautions, car ne déclarait-elle pas : « j’aime le Monet de la fin (celui des Nymphéas) mais pas celui des débuts ». Elle appartient à ce que certains critiques d’art, après les peintres, expressionnistes abstraits Pollock, de Kooning, Rothko…, nomment la Seconde Ecole de New York avec Sam Francis, Helen Frankenthalter… Alors qu’elle expose à Paris, Pierre Schneider fasciné, écrit « on a l’impression qu’une ampoule électrique brille en plein jour ». L’impression d’un espace naturel lumineux, avec au-delà la lueur d’un espace autre, imaginaire ou mémoriel.
J’oserais parler de « surimpression » de deux espaces lumineux. Mais mieux que ces mots, ceux de l’artiste même : « je peins à partir de paysages ressouvenus que je porte en moi, et du souvenir des émotions qui leurs sont liées, qui bien sûr se transforment. Je ne veux pas du tout refléter la nature mais plutôt ce qu’elle produit en moi ». Et ces mots magnifiques du critique Michaël Gibson en 1982 : «  il y a des signes tangibles de combat dans ces œuvres : la peinture est appliquée par balafres, par impulsions et parades ; il y a des obstacles hardiment surmontés, des buissons et des massifs de ronces. Mais en incroyable contraste avec cela, il y a aussi le faste, la gamme entière, joie, tristesse et tendresse de la couleur qui transforment ce combat en un chant ». Faste des jaunes solaires, des bleus profonds, des mauves soyeux, des verts, des rouges… Au-delà de tous mots, impressions, sensations, émotions que chacun de ces deux grands artistes portent en eux et offrent aux regards de tous les spectateurs, à notre seul regard.

 

Aussi soyons les attentifs regardeurs à toute forme d’art, de culture.

Pour vous

Christine Leduc

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Nouveau don au musée d'Art moderne de Troyes

26/07/2022

Nouveau don au musée d'Art moderne de Troyes

Une nouvelle oeuvre "Passage rapide" de l'artiste Pierre Tal-Coat (1905 - 1985) vient enrichir la collection du musée d'Art moderne de Troyes.
Cette oeuvre a été acquise, en partie, grâce au mécénat de notre association et a été présentée au public le 12 juillet 2022.

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À la redécouverte de deux œuvres atypiques d’Edouard Vuillard

26/07/2022

À la redécouverte de deux œuvres atypiques d’Edouard Vuillard

Conférences avec projections et rencontres...
En raison des travaux de rénovation de l'auditorium du musée d'Art moderne, les conférences auront lieu dans la Grande salle de réunion de la Maison des Associations, 63 avenue Pasteur à Troyes.
Les conférences sont organisées par l'association des Amis du musée d'Art moderne.
Entrée libre et gratuite.

Membre du groupe des Nabis, Edouard Vuillard est avant tout connu pour ses intérieurs bourgeois et scènes intimistes.
Deux peintures conservées dans la collection de Pierre et Denise Lévy, L’Usine de guerre, effet de soir et L’Usine de guerre,
effet de jour, datant de 1917, permettent d’éclairer un pan méconnu de son œuvre.
À la demande de Thadée Natanson, Vuillard représente une usine d’armement près de Lyon, témoignage du travail des femmes pendant la guerre.
En vue de la réouverture du musée, une restauration d’envergure de ces deux peintures a été réalisée au Centre de restauration des musées de France.

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Translation - 6ème version - collections du musée d'Art moderne de Troyes...

26/07/2022

Translation - 6ème version - collections du musée d'Art moderne de Troyes...

Durant sa rénovation, le musée d'Art moderne effectue une translation de ses collections au gré des saisons, au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie.
Trois natures mortes au bouquet de Derain, Dunoyer de Segonzac et Dufresne, grands amis des donateurs Pierre et Denise Lévy, accueillent le visiteur.
Les chefs d'oeuvres fauve de Braque, Friesz, Derain et Vlaminck s'exposent aux côtés d'une sélection d'oeuvres cubistes de Gris, La Fresnaye, Metzinger...
Cette 6ème version est l'occasion de découvrir les oeuvres par le prisme de thématiques telles que le portrait ou encore l'animal.
Tantôt sauvage, tantôt fidèle ami de l'homme, il fait l'objet de multiples représentations que ce soit en peinture, en sculpture ou en céramique.
Sont ainsi mises en dialogue des oeuvres d'artistes des XIXème et XXème siècles tels que Degas, Mare, Bouche...
Les arts décoratifs, y trouvent une place centrale avec des verreries de Marinot et un choix renouvelé de céramiques au thème animalier de Lebasque, Lepeltier, Metthey...
L'art des années 1950-60 avec des oeuvres traduisant le jeu des artistes entre figuration et abstraction, complète ce parcours et s'articule autour d'une des dernières donations majeures du musée : "Les Bords de la Tamise (ou La Plaine)" 1954 de l'artiste Maria Helena Vieira Da Silva.

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Ateliers en famille, pour les jeunes de 5 à 11 ans

26/07/2022

Ateliers en famille, pour les jeunes de 5 à 11 ans

Viens découvrir les gallinacées du musée, coq et poules naturalisés, peints, en céramique ainsi que l’usage des œufs dans la peinture de notre histoire.
Apporte tes crayons de couleurs et de quoi prendre des photographies
Au musée Saint Loup
Sur réservation au 06 81 46 27 06

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